mardi 2 décembre 2014

J'tiens pas en place

Je suis un peu plus réfléchi qu'avant (si, si, je vous assure... bientôt 40 ans, je vous dis) mais je me reconnais encore bien dans les mots et l'énergie de Zaz : J'sais pas ce que la vie vous raconte Tous les matins la fièvre monte J'suis née dans une tasse de café Un puits d'gingembre dans une théière J'aime bien la tempête, la grande marée J'adore l'orage mais surtout pas la guerre J'aime quand ça pète, quand ça explose Mais pas quand on essuie les verres J'tiens pas en place Je saute partout (partout, partout) J'ai les idées qui font des bulles Pleines de projets, en majuscules Même quand je dors, sous l'oreiller Elles piaillent pour me réveiller...
De fait, les occasions de bouger et de monter des projets sympas et de servir avec d'autres n'ont pas manqué ces derniers temps. De plus en plus d'activités dans divers lieux : RJI (des pôles régionaux prennent forme, l'équipe des permanents se stabilise enfin), "Plateforme and co" (jeunes de l'église St Ignace, vive les EVO, Exercices dans la Vie Ordinaire), CVX Jeunes sur Paris (yes à Luc, Geneviève et Elisabeth), Musique Team de la Messe qui prend son temps le dimanche soir (biz à Sophie and co), "équipes Magis" (Nicolas et compagnie), groupe des 35-45 ans à St Ignace (salut Blandine), équipe jésuite des Vocations (dream team), famille ignatienne à la Martinique (plis fos), l'émission "Dieu m'est témoin" sur la foi en Outre-Mer (vidéo du Manu) et dans le 93 avec les jeunes du Frat sur ma paroisse (allez Tati). Et je ne parle bien sûr pas de the projet : l'opération réussie INIGOLIB' qui a offert à plus de 300 jeunes d'l'amour, d'la joie et de la bonne humeur, comme en a témoigné le journal "La Croix"Beaucoup de mercis à donner à tous ceux - comme mon papa venu passé un mois au service - qui ont accepté de se laisser exploit... engagé dans cette aventure à Paris qui sera toujours Paris.
Bien que je fasse sans doute trop de choses (j'ai maintenant un jour de repos officiel) et que je donne de moins en moins de news aux amis :(à quand une visite en Martinique ou à St Etienne ?), je me sens moins dispersé et écrasé qu'avant. Peut-être que je perçois mieux le lien entre tout ça (la musique et la joie de progresser avec d'autres) et que je me sens plus à ma place tout simplement. En tout cas, ça bouge et c'est encourageant.
Et ça repart de plus belle avec
un coup de main pour le congrès CVX fin juillet à Cergy, le lancement de la préparation des JMJ en Pologne en 2016 et surtout le pélé en Espagne l'été prochain (Manresa) qu'on organise avec les amis de Toulouse.

Je suis obligé de reconnaître que je suis un privilégié ("béni" dirait-on dans la Bible) tout le long de ma route. Mais les moments de déception (que de jalousies et d'incompréhensions), la fatigue qui se fait parfois bien sentir, le combat toujours vivace avec ma part d'ombre et mes nombreuses contradictions,  les mauvaises nouvelles (burn out ou maladies de proches, séparations de couples amis, ambiance dans le quartier, surdités dans l'Eglise à tous les niveaux) me rappellent que la vie n'est pas un long fleuve tranquille et que je reste parfois trop sensible malgré une sérénité croissante : Un vieux banc, au bord de la mer, Je m’assois pour regarder devant Pour sentir, pour me taire, Ecouter les secrets du vent. C’est alors qu’elle s’est avancée, Elle s’est assise à côté de moi, D’un air sûr, elle s’est présentée, Je suis ta part d’ombre souviens-toi. / Oh ce soir là, au bout du mystère, Côté pile, côté face, Ma part de paix et ma part en guerre, Se sont regardées en face. / Trop longtemps en douleur L’une contre l’autre elles ont régné, Trop d’excès, trop de peur, Et si ce soir elles s’accordaient ? / Ma part d’ombre était revenue Est-ce qu’elle était là pour négocier ? Moi longtemps j’avais cru Qu’elle finirait par se lasser. / Cette part blessée dorénavant, Je la prends dans mes bras en douceur. Je n’entends plus le bruit du vent, Maintenant j’entends battre mon coeur (...). Moi je suis le jour comme la nuit, Je sens ce besoin d’équilibre, La chaleur est la pluie, Le silence est le bruit. Entre ombre et lumière je me sens vivre. Je continue vraiment à apprendre à ne plus être ébloui par la nuit et à me dire dans les difficultés : "dans la joie, on ira" :) Merci au Seigneur et à vous d'être là.


C'est bientôt Noël (Notre Dame du Web propose une belle retraite de l'Avent : cliquer ici) et pour se mettre dans l'ambiance féérique je me permets de vous offrir cette vidéo musicale et parodique de Disney assez brillante (autre vidéo avec sous-titre en français).

Bonne fin d'année, 
vous m'êtes chers, Manu Grandingue

mercredi 3 septembre 2014

Joyeux anniversaire à Jeanne : hakuna matata :)

C'est un jour spécial. C'est l'anniversaire de ma grande filleule Jeanne : 10 ans !!! On ne se voit pas souvent mais on a plusieurs passions qui nous unissent : la banane, les BD, l'eau, le piano, Jésus, ses parents et les dessins animés :) Elle ira loin la petite. Je ne peux que te souhaiter de prendre la vie du bon côté : hakuna matata ! Laisse-toi porter par l'air du vent et tu verras qu'il en faut peu pour être heureux ! Pour toi et pour les autres, la musique Le Festin de mon dessin-animé préféré :

1- Les rêves des amoureux sont comme le bon vin / Ils donnent de la joie ou bien du chagrin / Affaibli par la faim je suis malheureux / Volant en chemin tout ce que je peux / Car rien n'est gratuit dans la vie
2- L'espoir est un plat bien trop vite consommé / À sauter les repas je suis habitué / Un voleur, solitaire, est triste à nourrir / À nous, je suis amer, je veux réussir / Car rien n'est gratuit dans la vie
R/ Jamais on ne redira / Que la course aux étoiles, ça n'est pas pour moi / Laisser-moi vous émerveillez, prendre mon envol / Nous allons enfin nous réga... ler / La fête va enfin commencer
3- Et sortez les bouteilles, finis les ennuis / Je dresse la table, demain nouvelle vie
Je suis heureux à l'idée de ce nouveau destin / Une vie à me cacher, et puis libre enfin
Le festin est sur mon chemin / Une vie à me cacher et puis libre enfin / Le festin est sur mon chemin


C'est aussi bien sûr le temps de la rentrée. Bon, on ne peut pas dire que l'été fut ensoleillé mais il a été riche. D'abord, en voyages (Normandie, Bretagne, Ardèche, Belgique, Luxembourg...) mais aussi en rencontres (retraite communautaire entre 75 jésuites français et belges, retrouvailles à Bruxelles avec stéphanois et lyonnais lors d'une rencontre entre jesuits and friends) et aussi en missions (2 mariages, "vacances spirituelles" avec des familles et un camp avec le RJI Rhône-Alpes). Les joies furent nombreuses mais les ombres n'ont pas non plus manqué (décès de plusieurs parents de proches, fatigues au travail) mais on essaye d'avancer de manière confiante et libérée. Courage !

Je retiens 2 choses de toutes ces activités de l'été. Premièrement, je reste un enfant qui apprend à vivre comme un homme. J'ai rarement autant senti comme cet été mon besoin de m'amuser et d'être un enfant même dans les choses les plus sérieuses. J'ai apprécié de pouvoir passer du temps avec plusieurs familles (à quand des vacances avec ma soeur et sa tribu ?). Deuxièmement, j'ai redécouvert combien on est plus fort à plusieurs. Pour le dire avec des mots jésuites, on est mieux en "bonne compagnie" et ce fut le cas pendant la semaine de "vacances spirituelles" à Lalouvesc avec Pascale, Florent, Jean-Jacques, Jocelyne, Leïla and co... ou encore avec les compagnons jésuites en Belgique ou ailleurs. Je progresse dans ma capacité à faire avec d'autres et pas tout seul. Mais comme c'est exigeant d'accepter ses limites et celles des autres. J'entends le Christ m'inviter à ne pas me décourager. Il me redit : "je suis ton meilleur ami. et c'est par les autres que tu peux mieux le découvrir. "


Le travail a déjà bien repris. On est au coeur de la Com' du projet Inigolib' (voir ici le teaser : oui les jésuites savent bouger) et le lancement de divers projets. L'année va être bien chargée mais quelle joie de rencontrer de nouvelles personnes et d'apprendre de nouvelles choses. En plus du RJI, je continuerai à sévir sur le 93. Pour terminer cette page de rentrée, voici un clip qui se moque gentiment de la musique à la mode dans les quartiers.

Bonne rentrée à chacun.
A bientôt, amitiés, 
Manu Grandin(gue)

jeudi 5 juin 2014

Grandir, c'est apprendre à profiter du soleil et à éviter les coups


Les jours et les semaines continuent de filer entre mes doigts et le voyage en Martinique du mois de mars semble déjà loin. Pourtant ce fut une bénédiction de vivre ce temps de joie et de mission familiales au Foyer de Charité et dans divers lieux du diocèse. Les rencontres furent riches et la musique toujours présente : nouveau CD de Bèlé Légliz dont j'ai pu reprendre des chansons lors d'une célébration à la basilique de St Denis le 23 mai dernier en l'honneur de nos ancêtres. Je rêve de plus en plus de me lancer dans la musique comme Soeur Cristina victorieuse de "The Voice" en Italie ou d'autres religieux avant elle. 

Les activités n'ont bien sûr pas manqué ces derniers temps : animation de retraites dans la vie quotidienne dans le diocèse du 93 et aussi à l'église des jésuites à Paris ; accélération des préparatifs de la grande fête du RJI en octobre prochain : INIGOLIB' ; lancement avec les amis de Lyon d'un projet pour cet été "Magis été 2014" (on repart à Lalouvesc :) ; animation d'un groupe remuant de ma paroisse du 93 pour le FRAT, ce pèlerinage de jeunes à Lourdes pendant la Semaine Sainte (lavement des pieds à 10 000 dans la basilique souterraine !) où la musique et le rire étaient bien au rendez-vous (images) ; soutien à la préparation d'un groupe de confimants sur la paroisse aussi ; réorganisation de l'équipe du RJI avec l'arrivée d'une nouvelle assistante de direction (c'est quelque chose les ressources humaines) ; faire avancer les dossiers sur l'avenir de la pastorale des jeunes au niveau jésuite...


Ce fut encore une année pleine marquée par beaucoup de rencontres et de travail, avec souvent des remises en question sur mes manières de faire et de dire (comment ça je suis trop rapide et trop direct ?). Bref, je continue d'apprendre à grandir en profitant mieux du soleil qui n'est jamais si loin et en essayant d'éviter les coups. Me sont souvent revenus à la mémoire 4 conseils (appelés "accords toltèques") bien utiles pour ne pas se décourager et qu'une amie m'avait fait connaître il y a quelques années (comme quoi, il faut du temps pour comprendre la pertinence des choses) :
1- Que votre parole soit impeccable : p
arlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous ni pour médire d’autrui.  

2- N’en faites jamais une affaire personnelle : c
e que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.  

3- Ne faites aucune supposition : a
yez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.

4- 
Faites toujours de votre mieu: votre “mieux” change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger.


Pas mal, non ? En tout cas, ça fait avancer et s'élever dans les moments de tempêtes et de doutes. 

Plein de bonnes choses à chacun et bel été,

Manu Grandin(gue)

mardi 18 février 2014

Pape François et Stromae sont (tous) les mêmes ?


Bienvenue chez moi ! Déjà 3 mois que je n'ai pas donné de nouvelles. C'est donc reparti pour une nouvelle année que j'espère déjà formidable pour chacun ! Que nous souhaiter ? Plus de dodo, de frites, de légumes (je m'y mets), de peace, (y en a bien besoin), de bananes (no comment) et de (alors on) danse. Il y a donc à vivre plus et à continuer à faire confiance à la vie malgré les combats. Haut les coeurs : la joie nous est promise.



« La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours » (exhortation apostolique du 24 nov). Ces paroles du Pape me marquent beaucoup, surtout durant certains jours d'hiver marquée par une certaine fatigue ou des moments d'énervement face aux lenteurs ambiantes. Bref, sur une basse continue faite de joie, il s'agit de choisir de traverser avec le Christ ce qui est plus sombre en nous et autour de nous. J'entends cette même dynamique chez le chanteur Stromae (interview Manu). Les thèmes de ses chansons sont souvent graves (divorce, violences...) mais l'air entraînant et le doux humour laissent l'avenir ouvert. Pape François et Stromae sont (tous) les mêmes et sont inspirants par leur charisme personnel et leur liberté joyeuse. Aux deux, j'ai envie de dire te quiero et de chanter Alleluia.

Quelques nouveautés depuis novembre : donner une retraite spirituelle à 45 jeunes entre Noël et le jour de l'an, sortir un nouveau carnet du RJI (à télécharger ici) après un travail d'équipe de longue haleine, lancer avec de nouveaux amis (Claire and co) Inigo Lib' pour faire la teuf ignatienne à Paris fin octobre sur Paris et vivre des exercices spirituels dans la ville, débuter avec un groupe de musique entre jeunes jésuites, aller au cinéma (12 years a slave), préparer le Frat avec un groupe paroissial de 35 jeunes (ce sera à Lourdes pendant la semaine sainte), aller à Rome le WE prochain (snif, je ne verrai pas François), vivre des vacances-services en Martinique dans 10 jours (tous les chemins mènent au rhum) où je donnerai 2 retraites de 5 jours avec un ami jésuite et mes chers parents... Comme d'habitude, les projets et les rencontres ne manquent pas :)


Malgré mes silences, je ne vous oublie pas.

Amitiés, Manu Grandin(gue)