Difficile d'appeler au secours quand tant de drames nous oppressent et les larmes nouées de stress / Etouffent un peu plus les cris d'amour de ceux qui sont dans la détresse et dans un dernier espoir disparaissent / Et je cours, je me raccroche à la vie, je me saoule avec le bruit des corps qui m'entourent comme des lianes nouées de tresses sans entendre la détresse des mots que j'envoie...
Après le décès de Lionel sur notre quartier, il
y a eu les départs de Marthe, amie mère d'élève de St Etienne, et de Laurent,
proche de ma famille en Martinique. Et puis il y a le coma de la maman d'un
co-novice, l'AVC d'une autre maman de jésuite, des amis qui cherchent du
boulot, etc. Il y a des périodes comme ça où les détresses des autres nous
sautent aux yeux et aux oreilles. Mais je ne peux pas croire
que tous ces cris, ces SOS se perdent dans le vide. Je comprends
combien face à ces drames, je ne suis pas un héros. Oui, il faut bien "sauver
l'amour" mais il n'y a qu'un seul Sauveur et ce n'est pas moi.
J'essaie simplement de faire confiance à cet ami qui a travesé aussi la mort et l'épreuve.
Drôle de période en tout cas où la gravité des deuils côtoie la légèreté avec : un soleil qui revient (je
rêve de nouveau d'Amérique Latine), les occasions formidables d'êtrechanteur, la force d'une Eglise proche des pauvres (vidéo du rassemblement Diaconia-Lourdes) et
de belles rencontres au MacDo avec l'Aziza ou Iron Man (oui, je suis très fatigué).
On avance désormais vers l'été et donc vers le Festival JMJ Lalouvesc Pour la Com', on fait de notre mieux sans se prendre au sérieux (vidéo).
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